Avoir des rêves plein la tête c'est essentiel à la vie de tout être humain. Sans rêve on ne peut pas avancer. À quoi bon vivre si ce n'est pas pour arriver à atteindre ses ambitions, si c'est pour avoir une vie plate et monotone ?
J'ai des rêves dans la vie. Toujours sciences Po comme projet d'études pour pouvoir faire un métier qui me passionne. Puis je voudrais trouver l'homme de ma vie (peut-être l'ai-je déjà trouvé, mais encore faut-il qu'on s'en rende compte tous les deux) me marier, avoir un beau mariage comme dans les dessins animés de Disney. Je vois une magnifique journée entourée de tous mes proches, ma famille, mes amis, Carla comme témoin, le tout dans un endroit magique, dans mon pays au milieu de mes montagnes, ou pourquoi pas place du Capitole dans la ville rose...Ensuite, il faut fonder une grande et belle famille. Je me vois dans un beau chalet en montagne animé par les jeux et les cris des enfants, une maison pleine de vie. Je veux continuer ma vie de femme et de mère avec tous ceux qui me sont chers. Je voudrais voyager aussi, découvrir le monde et le faire découvrir à mes enfants, je veux les enrichir de tout, les rendre curieux du monde. J'aimerais bien avoir un chien aussi, un beau labrador, ou même un bâtard après tout
Mais j'ai peur que mes rêves soient écris sur un bout de papier prêt à être déchiré par la vie, prêt à s'envoler d'un coup de vent, dont l'encre est prête à être effacée à tout moment par l'eau d'une pluie d'événements imprévus. Ma vie n'en sera pas forcément moins heureuse, mais elle ne sera pas celle que j'aurais rêvée.
Nous avons tous des exemples de desseins que nous nous serions fixés et que jamais nous ne pourrons réaliser. Il y a trois ans je pensais qu'en ce moment même je serais à Toulouse en fac de médecine pour essayer de devenir un éminent chirurgien réparateur. La vie m'a montré que ce n'était pas ma voie et mon manque de sérieux m'a fait rester une année de plus en Andorre. Je ne suis pas malheureuse pour autant, mais je ne suis pas là où j'avais prévu d'être. Alors qui me dit que dans dix ans je serais diplômée de sciences po, mariée, mère de famille épanouie entourée de mes amis et de ma famille ?
Je ne sais pas si je dois m'accrocher à ces rêves qui paraissent essentiels et qui sont pourtant si futiles, je ne sais pas si je dois avoir un « plan B ».
Peut-être dois-je tout simplement continuer de rêver, attendre que mon morceau de papier se déchire ou s'envole, que l'encre s'efface usée par le temps, puis écrire d'autres rêves, sur une autre feuille, et ainsi perpétuellement, jusqu'à la fin de mes jours.